Qui est habilité à constater
L'article 5 fait dépendre l'admission d'un constat sanitaire, sans jamais dire qui peut le poser. Tant que la question n'est pas tranchée, un certificat ne vaut que par la réputation de son signataire.
Chaque praticien enregistre donc son numéro d'ordre, son mandat sanitaire et sa validité, ainsi qu'une zone d'intervention déclarée. Cette zone ne restreint rien — un vétérinaire intervient hors zone, et c'est fréquent : elle oriente les éleveurs et mesure la couverture territoriale réelle.
L'annuaire public des vétérinaires publie ces informations avec le volume d'actes enregistrés. Un annuaire qui se contente de dire « habilité » n'aide personne à choisir. Il mesure l'activité sur la plateforme et rien d'autre : un praticien très actif qui n'y saisit pas ses actes y apparaît à zéro, et c'est dit.
Le taux de couverture n'est jamais saisi
Une campagne de prophylaxie porte une maladie, une période et un territoire cible. Son taux est calculé :
| Terme | Contenu |
|---|---|
| Numérateur | Animaux distincts ayant reçu, pendant la période, une vaccination portant la maladie visée |
| Dénominateur | Cheptel actif rattaché au territoire ciblé ou à l'un de ses descendants |
Deux rappels sur le même animal comptent pour un. Clore une campagne ne fige pas son taux : il reste calculé, et se corrigera si une vaccination de la période est saisie plus tard.
C'est délibéré. Un taux de couverture déclaratif ne vaut rien — c'est précisément l'indicateur qu'une tutelle a le plus de raisons de ne pas croire sur parole. Il n'existe nulle part un champ où l'inscrire.
Une réserve accompagne le chiffre : les animaux détenus par des bergeries sans rattachement territorial n'entrent dans aucun dénominateur départemental. Le taux porte alors sur le cheptel localisé, non sur le cheptel réel.
La carrière maternelle
Le barème juge la femelle à 90 points sur 100 sur la seule taille — HG 45 + LOI 45 — sans fécondité, sans prolificité, sans viabilité des agneaux, sans intervalle entre agnelages. C'est l'écart A15, et le plus lourd de conséquence : la femelle détermine la moitié du progrès génétique de la race et la totalité de la carrière maternelle.
On ne note pas une carrière qu'on n'enregistre pas. Chaque mise-bas se déclare avec sa date, le nombre de nés vivants, de mort-nés, de sevrés, son déroulement et, si connu, le père. La plateforme en dérive :
- la prolificité — nés vivants par mise-bas ;
- le taux de mort-nés ;
- la mortalité avant sevrage ;
- l'intervalle moyen entre deux mises-bas. Une seule mise-bas ne donne aucun intervalle : il n'est pas estimé.
Le sevrage se renseigne plus tard, au sevrage. Une mise-bas récente n'en a pas encore, et l'inventer fausserait la mortalité avant sevrage.
Un écart qui est lui-même un indicateur
Les agneaux enregistrés au registre peuvent être rattachés à la mise-bas dont ils sont issus. L'écart entre les nés vivants déclarés et les agneaux portés au registre mesure la complétude du registre — pas une faute de l'éleveur. Un agneau non enregistré reste un agneau né.
Une mise-bas à laquelle des agneaux sont rattachés ne se supprime pas : elle porte leur naissance.
Voir : Barème des mensurations, Écarts de méthode scientifique.