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Référentiel · Procédures de la plateforme

Habilitation, prophylaxie et carrière maternelle

Qui est habilité à constater, comment se calcule un taux de couverture, et pourquoi les mises-bas s'enregistrent alors que le barème ne les demande pas.

En vigueurVersion 1Depuis le 1 janvier 2026

Qui est habilité à constater

L'article 5 fait dépendre l'admission d'un constat sanitaire, sans jamais dire qui peut le poser. Tant que la question n'est pas tranchée, un certificat ne vaut que par la réputation de son signataire.

Chaque praticien enregistre donc son numéro d'ordre, son mandat sanitaire et sa validité, ainsi qu'une zone d'intervention déclarée. Cette zone ne restreint rien — un vétérinaire intervient hors zone, et c'est fréquent : elle oriente les éleveurs et mesure la couverture territoriale réelle.

L'annuaire public des vétérinaires publie ces informations avec le volume d'actes enregistrés. Un annuaire qui se contente de dire « habilité » n'aide personne à choisir. Il mesure l'activité sur la plateforme et rien d'autre : un praticien très actif qui n'y saisit pas ses actes y apparaît à zéro, et c'est dit.

Le taux de couverture n'est jamais saisi

Une campagne de prophylaxie porte une maladie, une période et un territoire cible. Son taux est calculé :

TermeContenu
NumérateurAnimaux distincts ayant reçu, pendant la période, une vaccination portant la maladie visée
DénominateurCheptel actif rattaché au territoire ciblé ou à l'un de ses descendants

Deux rappels sur le même animal comptent pour un. Clore une campagne ne fige pas son taux : il reste calculé, et se corrigera si une vaccination de la période est saisie plus tard.

C'est délibéré. Un taux de couverture déclaratif ne vaut rien — c'est précisément l'indicateur qu'une tutelle a le plus de raisons de ne pas croire sur parole. Il n'existe nulle part un champ où l'inscrire.

Une réserve accompagne le chiffre : les animaux détenus par des bergeries sans rattachement territorial n'entrent dans aucun dénominateur départemental. Le taux porte alors sur le cheptel localisé, non sur le cheptel réel.

La carrière maternelle

Le barème juge la femelle à 90 points sur 100 sur la seule taille — HG 45 + LOI 45 — sans fécondité, sans prolificité, sans viabilité des agneaux, sans intervalle entre agnelages. C'est l'écart A15, et le plus lourd de conséquence : la femelle détermine la moitié du progrès génétique de la race et la totalité de la carrière maternelle.

On ne note pas une carrière qu'on n'enregistre pas. Chaque mise-bas se déclare avec sa date, le nombre de nés vivants, de mort-nés, de sevrés, son déroulement et, si connu, le père. La plateforme en dérive :

Le sevrage se renseigne plus tard, au sevrage. Une mise-bas récente n'en a pas encore, et l'inventer fausserait la mortalité avant sevrage.

Un écart qui est lui-même un indicateur

Les agneaux enregistrés au registre peuvent être rattachés à la mise-bas dont ils sont issus. L'écart entre les nés vivants déclarés et les agneaux portés au registre mesure la complétude du registre — pas une faute de l'éleveur. Un agneau non enregistré reste un agneau né.

Une mise-bas à laquelle des agneaux sont rattachés ne se supprime pas : elle porte leur naissance.

Voir : Barème des mensurations, Écarts de méthode scientifique.

Provenance

Document source
Plateforme Ladoum Vision
Référence
PROC-05
Approuvé par
Polyvalent — demonstration complete
Mots-clés
habilitation, prophylaxie, couverture, agnelage, prolificite